À propos de REPIX

✦ L’Écosystème REPIX

Le vêtement comme mémoire. Le corps comme espace d’exposition.

Le numérique a transformé notre manière de créer, de communiquer et de conserver nos souvenirs. Pourtant, derrière chaque fichier, chaque photographie, chaque vidéo et chaque donnée stockée existe une réalité souvent invisible : des infrastructures, de l’énergie, des ressources matérielles, mais aussi une accumulation permanente de traces et de mémoires numériques.

REPIX est né de cette prise de conscience.

Fondé par l’artiste et designer Serge Basila, REPIX est un projet artistique et une marque de vêtements à la croisée de l’art contemporain, du design textile et de l’écologie numérique.

Notre démarche consiste à extraire des fragments visuels, artefacts graphiques, images oubliées et mémoires du numérique pour les transformer en compositions artistiques, puis les transposer sur le textile.

Mais pourquoi le vêtement ?

L’œuvre quitte la galerie

Parce qu’une œuvre n’est pas obligée de rester accrochée à un mur.

Chez REPIX, le vêtement n’est pas simplement un produit : il devient un support de l’œuvre.

Nous avons choisi le textile pour permettre aux créations de quitter les galeries et les salles d’exposition, de rencontrer le corps puis de circuler dans l’espace public.

Le corps devient ainsi un espace d’exposition mobile.

L’œuvre marche dans la rue. Elle voyage. Elle rencontre d’autres personnes. Elle provoque un regard, une question, une conversation ou une interaction.

FRAGMENT → EXTRACTION → TRANSFORMATION → MOTIF → MATIÈRE → CORPS → RUE → PUBLIC → INTERACTION

Porter REPIX, c’est permettre à une œuvre de continuer son parcours.

Une écologie numérique lucide et transparente

Nous savons qu’aucun vêtement n’est neutre.

Nous savons également que le numérique, souvent perçu comme immatériel, repose sur une infrastructure physique : centres de données, serveurs, réseaux, stockage, électricité et systèmes de refroidissement.

REPIX ne prétend donc ni sauver la planète ni produire sans impact.

Notre rôle est de créer, d’interpeller et de rendre visible une question souvent invisible : que deviennent les traces que notre civilisation numérique produit et accumule continuellement ?

À travers l’art et le textile, nous explorons la mémoire numérique, ses fragments, son accumulation et sa transformation.

Chaque création devient ainsi une œuvre portable, située à la rencontre de la mémoire, de la technologie, du design et de la conscience écologique.

De la récupération à la Virtualithique

La transformation est au cœur de la pratique de Serge Basila depuis bien avant REPIX.

Récupérer, assembler, fragmenter et recomposer constituent les fondements d’une recherche artistique qui s’est progressivement déplacée de la matière physique vers la matière numérique.

Cette évolution a donné naissance à un concept : Virtualithique.

Virtualithique est un terme créé par Serge Basila pour désigner une :

« Science de régénération des déchets numériques en ressources créatives. »

REPIX constitue l’un des territoires où cette recherche devient tangible : le fragment numérique est extrait, transformé en langage visuel puis matérialisé sur le textile.

Ce que le numérique abandonne peut alors commencer une autre existence.

Notre mission & notre vision

Notre mission est de transformer les traces et fragments du numérique en œuvres et récits textiles capables de sensibiliser à l’écologie numérique, à la mémoire culturelle et aux nouvelles relations entre art, technologie et vêtement.

Notre vision est de faire du vêtement un espace vivant de création et de diffusion : une œuvre qui quitte les lieux traditionnels d’exposition, circule avec le corps et crée des rencontres dans l’espace public.

REPIX imagine ainsi une autre circulation de l’art :

ŒUVRE → TEXTILE → CORPS → RUE → PUBLIC → INTERACTION

Comment nous produisons

REPIX est une marque canadienne fonctionnant principalement selon un modèle de fabrication à la demande.

Les pièces concernées ne sont produites qu’après commande plutôt que fabriquées en grandes quantités à l’avance. Ce modèle nous permet de limiter les stocks et les invendus tout en maintenant une production accessible à une jeune structure artistique indépendante.

Selon les produits, la fabrication et l’expédition sont assurées par nos partenaires de production.

Cette organisation implique un délai de fabrication et de livraison plus long qu’un modèle basé sur des stocks immédiatement disponibles.

Nous préférons l’expliquer clairement plutôt que de présenter la fabrication à la demande comme une production sans impact.

Nos engagements

  • Création avant surproduction : privilégier la fabrication à la demande et limiter les stocks inutiles.
  • Transparence : communiquer honnêtement sur notre production, nos partenaires, nos limites et notre évolution.
  • Écologie numérique : utiliser la création pour questionner l’accumulation des données, la mémoire numérique et les infrastructures qui les rendent possibles.
  • Art en circulation : permettre aux œuvres de quitter les espaces traditionnels d’exposition pour rencontrer le public dans la vie quotidienne.
  • Culture et mémoire : préserver, transformer et réinterpréter les fragments culturels et visuels qui nourrissent notre travail.
  • Amélioration continue : faire évoluer nos pratiques à mesure que des matériaux, procédés et partenaires plus responsables deviennent réellement accessibles.

Pourquoi REPIX ?

Parce que nous ne voulons pas choisir entre l’œuvre et le vêtement, la galerie et la rue, le numérique et la matière.

REPIX cherche précisément ce qui peut exister entre ces territoires.

En choisissant une pièce REPIX, vous n’achetez donc pas simplement un vêtement.

Vous portez une œuvre.

Vous lui permettez de quitter son espace d’origine, de circuler, de rencontrer d’autres personnes et de poursuivre son histoire.

Rien ne disparaît. Tout peut être transformé.